Communiqué de presse

Mahdi s'engage en faveur des bureaux de retour régionaux : « Personne n'échappe encore à un trajet de retour. »

Des bureaux régionaux seront créés avec des collaborateurs de l'Office des étrangers (OE) afin de mettre en place une politique de retour basé sur un accompagnement continu, soutenu et rapproché. Dans ces bureaux, les accompagnateurs au retour travailleront avec une procédure de retour entièrement renouvelée. Pour ce faire, 60 collaborateurs seront recherchés à court terme pour le suivi des dossiers individuels et 20 collaborateurs pour le suivi rapproché des familles avec enfants mineurs.   

 

Aujourd'hui, le Secrétaire d'État à l'Asile et la Migration, Sammy Mahdi, expliquera au Parlement les différents chantiers de la politique migratoire. L'audit, le code de la migration et la politique de retour seront discutés. 

 

Mahdi veut provoquer un changement radical dans la politique de retour. Notre politique de retour doit être différente et meilleure, tout le monde est d'accord là-dessus. La fermeté et l'humanité ne sont pas des concepts opposés.  « Je veux élaborer une approche pour les sans-papiers qui n'étaient pas vraiment pris en charge auparavant parce qu'il n'y avait tout simplement pas de personnel dans les services pour le faire. »

 

Chaque année, environ 24.000 personnes reçoivent un premier ordre de quitter le territoire (OQT). Il s'agit d'un document indiquant qu'elles ont généralement 30 jours pour quitter la Belgique. Ensuite, il leur appartient entièrement de quitter ou non le pays.  Ces personnes sont livrées à elles-mêmes.  « Il y a toujours un appel pour un meilleur suivi des sans-papiers mais, jusqu'à présent, personne ne l'a fait. Toute personne à qui l'on dit de quitter la Belgique doit faire l'objet d'un suivi continu, soutenu et rapproché et être guidée vers le retour. » 

 

Dans de nombreux cas, une procédure de retour (dite procédure SEFOR = ‘Sensitization, Follow-up and Return’, ‘Sensibilisation, Suivi et Retour’) n'est pas encore lancée, alors que des discussions intensives sont nécessaires pour réaliser le retour.   

 

Des accompagnateurs au retour sont mobilisés pour promouvoir le retour des personnes en situation irrégulière. Ils informent les personnes en séjour irrégulier de leur dossier, encouragent leur retour et les soutiennent dans cette démarche. Il est primordial d'être physiquement présent dans les grandes villes et dans les centres urbains afin de ne perdre personne de vue.    

 

Jusqu'à présent, la politique était essentiellement axée sur une fraction des sans-papiers qui sont arrêtés et détenus, tandis que la plus grande partie n'était pas du tout suivie. La nouvelle approche fait que l’accent soit également mis sur ce deuxième groupe.